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**Ce qui nous rapproche tant**

**Ce qui nous rapproche tant**
Titre: Ce qui nous rapproche tant
Couple: Horo:Ren
Code: A
Genre: yaoi
Avis: pas mal


Histoire: Horo et Ren sont partis s'entrainer tous les deux en fôret...


Horohoro continue à courir à travers la forêt de sapins. Il aurait peut-être du refuser cet entraînement. Ren lui avait promis une "Progression rapide" pourtant. Certaines choses l'avaient surpris:

Flashback

-Tu viens t'entrainer pendant un mois avec moi dans les montagnes

-Chouette! Je peux emmener Pillika?

-Non. Déjà, Chocolove ne nous accompagne pas puisqu'il a decidé de suivre l'entrainement d'Anna avec Yoh, et ensuite on utilisera pas nos fantômes à aucun moment. C'est bien compris?

-Je trouve ça nul, Ren! Pourquoi Pillika ne peut pas venir?

-Tu crois que j'ai laissé le choix à Jun? La moindre distraction serait une entrave à notre progression.

Colère d'Horo:

-Ma soeur ne sera jamais une entrave à quoi que ce soit dans ma vie, enfoiré!

-La mienne non plus mais disons que ce sera plus interessant comme ça.

Fin du flash.

"Plus... Interessant?" pensa Horo.

Il s'arrete finalement. Coulant de sueur, sa veste grande ouverte laissant apparaître sa fine musculature, son eternel bandana cernant son front, surmontée de sa chevelure bleu ciel. Il regarde Ren qui tient le chrono.

-Tu as battu ton record. Mes felicitations, dit il en souriant.

-Merci. Mais je n'ai pas l'impression de progresser...

-C'est normal. Theoriquement, il s'agit juste de maintenir les muscles en eveil toute la journée et de se reposer ce qui ameliore les capacités generales. En réalité, tu te renforces physiquement, psychiquement, spirituellement et mentalement.

-Hum... C'est vrai que je me sens plus musclé depuis quelques jours.

-Ne t'inquiète pas, tu ne fais pas ça pour rien.

Ils se rendent aux sources chaudes pour se relaxer. Là, face à face, ils se detendent de leurs entrainements quotidiens.

-Ca ne te fais pas bizarre de ne pas être en permanance avec Kororo? demanda Ren.

-Si un peu. Ca a du te faire pareil avec Bason au debut, repondit l'Ainou.

-En quelque sorte. Disons que l'etat de manque disparaît lorsqu'on est avec d'autres personnes.

-Je peux te demander quelque chose?

-Ce que tu veux.

-Pourquoi moi, enfin je veux dire: Pourquoi avec moi?

Ren eut un instant de reflexion.

-Tu me faisais pitié?

-CRETIN !

-Non, je plaisante. C'est parce que je m'entends bien avec toi. J'ai eu envie de te prendre sous mon aile.

Horohoro fut touché par ces paroles. C'est vrai que pour lui, Ren c'était en quelque sorte un summum de la confiance en soi. Alors que si Pillika n'était pas avec lui ou si Horohoro était seul, il pouvait avoir des moments de doute.

Horohoro baissa la tête. Ren s'etonna.

-M... Merci, Ren. C'est gentil de ta part.

-Ce n'est pas parce qu'on est nus dans un bassin chaud que tu dois commencer à te laisser aller.

Ils sortirent et rentrèrent à l'hotel ou ils avaient élu domicile. La cohabitation était aisée vu qu'ils n'y revenaient que pour manger et dormir. Une seule chose coinçait un peu...

-On mange quoi, Ren?

-Chinois, quelle question.

Interieurement, Horohoro bouillit. Mais bizarrement il ne voulait pas ennuyer Ren aujourd'hui. Et le chinois en fut surpris.

-D'habitude j'ai déjà toutes les divinités de ton peuple à mes fesses à cette heure là...

-Bah... Je commence à m'habituer au riz cantonnais et aux nèmes à la sauce piquante, dit le shaman de glace d'un air desabusé

Ren se sentit presque mal de forcer son protegé à manger la nourriture de son pays si bonne soit-elle. Mais c'était trop tard, tout était payé d'avance.

Ils mangèrent donc un plat chinois comme d'habitude. Ren regardait le regard tout triste d'Horohoro. La separation avec les autres, l'entrainement draconien, le repas chinois... Et lui qui ne bronchait pas. Ren admira comme il l'avait toujours admiré le courage d'Horohoro et sa ténacité.

Ils dormirent dans l'unique lit de la chambre comme à leur habitude.

Le lendemain, Ren reveilla à l'aube Horohoro.

-Hmmmm...

-Lève toi. J'ai fait monter un petit dejeuner, on va passer à une nouvelle phase de l'entrainement.

-Pilli... Oh, c'est toi Ren... J'avais cru entendre...

Ren s'en voulut encore plus. Sa soeur lui manquait tant. Il peinait à garder son coté insensible. Non, comment rester insensible devant ce pauvre enfant separé des siens qu'il aime tant. Ren dut toutefois penser à l'entrainement.

-Allez, grouille toi.

Horohoro ouvrit soudainement les yeux. La voix qu'il avait entendu était si douce. Pourtant c'était bien Ren.

Cette fois ils se rendirent devant une grotte. Horohoro était surpris.

-Je... Ne vois pas comment on peut s'entrainer là.

-Simple. On va traverser cette grotte qui va jusqu'a l'autre coté de la montagne et la refranchir de l'autre coté.

Horohoro semblait peu convaincu.

-Ah oui quand même.

-Voyons, n'aie pas peur: Je te suis.

-Ca me rassure, dit-il très sincèrement.

Ren se sentit un peu gené par ces paroles.

-Allons-y.

Ils entrèrent. Horohoro constata de suite la difficulté de la chose : Stalagmites et stalactites se multipliaient là dedans. Presque impossible de courir.

-Avec Kororo et ma planche, ç'aurait été un jeu d'enfant!

-Voila pourquoi j'ai dit pas de fantômes ! On a tendance à trop se reposer sur eux. Ici, on developpe sa capacité de reaction.

Horohoro se retourne vers Ren, l'air pas très rassuré. Ren prend alors un ton à la fois paternel et autoritaire.

-Depèche toi, on a pas toute la journée.

Il avance. Horohoro constate que la lumière se rarefie. La chaleur augmente bizarrement. Il enlève sa veste et la porte sous son bras. Ses pas se font à tatons, il est contraint de mettre une main en reperage devant lui et de faire des pas lourds pour confirmer sa position. Derrière, Ren fremit de peur. Et si il glissait? Si il tombait? Non. Ca ne devait, ça ne pouvait arriver.

Horohoro repera soudain un sol qui craquelait dangereusement.

-Zut... Je dois le contourner... Comment?

Il s'aperçut alors que des stalagmites en nombre sur le sol étaient la preuve d'un sol solide. Il suivit les pics de roche et reussit à depasser les craintes et les doutes qui l'animaient.

Horohoro se dit alors que Ren avait raison, cet entrainement l'avait rendu plus puissant à tous les niveaux.

Ren, derrière, était très content. Horo avait bien suivi son entrainement. Il se sentait fier, pour ses propres capacités d'une part mais pour son ami ainou aussi.

Une fois sorti de la grotte, Horohoro attendit Ren.

-Je me suis etonné moi même! En quoi cette traversée est si compliquée? demanda Horo.

-Elle ne l'est pas excessivement si on a subi une bonne preparation.

-Avec toi j'ai subi la meilleure des preparations! s'écria le shaman des glaces.

Cette fois c'est Ren qui fut touché par les paroles de son ami.

-Merci. Bon, on retraverse et on va prendre un petit bain?

-Ouais.

Une fois la traversée en sens inverse effectuée, les deux compères prirent leur conventionnel bain chaud. Cette fois la conversation était animée.

-Et le moment ou la chauve-souris a falli m'eborgner!

-Oh je t'en prie, elle t'a frolé!

-Quand même!

Ils sourirent. Leurs bras étaient etendus sur le rebord du bassin. L'eau fulminait. Un silence se fit, permettant aux regards de se balancer d'un point à l'autre.

-Ahem... Euh, dis-moi, ça te dit de manger un bon petit plat à la japonnaise ce soir? demanda Ren.

Les yeux d'HoroHoro s'illuminèrent.

-C'est vrai? Ouaaaaaais!

Ren sourit. Il l'avait bien merité après tout.

-Merci, Ren!

HoroHoro se tenait à genoux devant Ren et lui tenait les epaules en souriant. Cet "excès de gratitude" fit rougir Ren.

-Euh... Hem...

-Oh, pardon.

Horo Horo se sentait extremement reconnaissant envers Ren. Ren se sentait de plus en plus proche du snow-boarder.

Ce soir là, Ren decouvrit le plaisir nouveau des surimis, les senteurs des riz japonnais et d'autres plats aux odeurs sucrées.

-C'était delicieux, s'écria le chinois.

-Merci infiniment. C'était très bon. Pourquoi un tel changement dans le repas?

Il avait dit ça d'un air très malicieux. Ren avait du mal à trouver une reponse convenable.

-Eh bien... Disons que cette reussite d'aujourd'hui est recompensée de la sorte.

Horo sourit. Ren lui repondit par un sourire.

Ils allèrent se coucher. Cette nuit là, Ren observait HoroHoro dormir pendant quelques minutes avant de tomber de sommeil. Là, Horo ouvrit un oeil et sourit.

Le lendemain, Horohoro sentit une douce brise lui caresser le visage. Il ouvrit un oeil et aperçut Ren qui lui caressait le visage.

-Allez, debout. Encore une rude journée.

-Hmmm...

Ren lui avait caressé le visage? Bizarrement, il s'en rentit comme honoré. Il savait maintenant pourquoi Ren avait tenu à l'emmener seul: Il voulait sceller leurs confiances mutuelles pour le shaman fight.

Ren se demandait pourquoi il avait fait ça. Il savait qu'il voulait que HoroHoro se rapproche de lui pour qu'ils deviennent plus proches et ne pas se gener en combat. Si Chocolove avait eu une très bonne formation disciplinaire au combat, ce n'était pas en partie le cas de Horohoro avec lequel il se disputait souvent.

-Bon, cette fois ce sera simple.

Ils se tenaient devant une cascade bouillonante.

-On va rester toute la journée sous cette cascade par tranches de trois heures avec des pauses d'une demi-heure. Cet entrainement est destiné à nous rendre plus resistants. Cette cascade est une des plus fortes qui soient. On va commencer en tailleur, au minimum il faudra tenir debout une heure sur trois.

-Ca m'a l'air plus corsé...

-C'est le niveau maximum en ce qui concerne l'entrainement à la resistance physique. La cascade c'est la force de la nature pure et simple. Tu vas voir que ce n'est pas si simple. Même moi j'ai du mal à y rester plus de deux heures.

HoroHoro constata la difficulté de la chose.

-Allez. Deshabille toi. C'est plus efficace sans habits et plus confortable.

-Ah, oui.

Ils se devetirent. En partant chacun d'un coté le la cascade, HoroHoro put aperçevoir le magnifique tatouage de Ren. Il eut un sourire admiratif.

Ils se placèrent sous la cascade. HoroHoro comprit vite la difficulté de la chose.

-Ca demande une sacrée concentration! s'écria l'Ainou en plaçant ses mains sur ses genoux placés en tailleur.

-Tu sais qu'il existe une technique de torture qui consiste à faire tomber une goutte d'eau à un rythme regulier sur le front de la victime afin de la rendre folle ? Ici, c'est presque identique.

-Ca veut dire? Qu'on risque...

-Que ta tête risque de tourner un peu la première heure et que des nausées vont te venir la deuxième heure. Ensuite tu seras en proie à la confusion totale des deux sensations en même temps. Tu peux même avoir des pertes intempestives de la conscience ou de la raison durant cet exercice.

-Pas rassurant...

-Non, en effet. C'est pour ça que je suis aussi proche de toi pour ce baptême de cascade. Je n'ai pas envie que tu t'evanouisses.

-Merci. Tu es vraiment gentil avec moi.

Ren rougit un peu. C'est vrai qu'il était gentil avec HoroHoro. Il aimerait être plus gentil. Mais il doit rester un minimum cynique, sinon ça ne colle pas.

-C'est normal, enfin. Si il t'arrive quoi que ce soit ta soeur me tuera.

Les heures passèrent. HoroHoro supportait bien les deux premières heures. Il faillit s'evanouir à la troisième sous le regard inquiet de Ren. La pause fut la bienvenue. Ils s'assirent dans l'herbe.

-Horo? Ca va mieux?

-Oui... C'est pas si dur.

-Tu plaisantes ? dit-il de l'air le plus inquiet qui soit, à la limite du sanglot, J'ai cru que tu allais t'effondrer!

-Excuse moi...

-C'est a moi de m'excuser. J'ai été stupide de te proposer ça.

-Non... On doit continuer.

Ren semblait plutot inquiet. HoroHoro le sentit.

-Ne t'en fais pas. Je suis plus resistant que tu ne le crois.

-Tu es certain? demanda Ren presque suppliant.

-Oui.

Horohoro passa sa main sur l'épaule jusqu'au coude de Ren. Il retira sa main de manière presque brusque. Lui, le shaman des glaces, venait de se bruler à la peau de son ami.

-Bon, on y retourne.

Ils recommencent. La cascade devient familière, les bruits des remous provoquaient des musiques que desormais ils connaissaient bien. Au bout de trois entrainements de trois heures vint l'heure de rentrer.

-C'est pas aussi epuisant que les autres entrainements! s'écria HoroHoro.

-En effet.

-On mange chinois ce soir?

-Comme tu veux. Si ça te chante on peut remanger...

-Non, prends ce que tu veux, Ren. Ce soir tu prends ce que tu veux.

-D'accord.

Ce soir là donc, Ren avait pris deux plats : Un chinois et un japonnais.

-C'est delicieux! s'écria HoroHoro.

-On aurait du faire ça dès le debut, j'ai l'impression que c'est meilleur, supposa Ren.

-Ouaip.

Ils se regardent. Ren se sent attiré par l'Ainou, tout comme HoroHoro se sent proche du chinois. Ce croisement des regards se poursuit. Le silence est brisé par Ren.

-Je... Crois qu'on devrait aller se coucher.

-Oui, bonne idée. Oui.

Leur attirence mutuelle, par son mutisme, est refoulée inconsciemment.

Lorsqu'ils s'allongent dans le lit, c'est l'un dos à l'autre comme pour eviter un nouveau croisement des regards. Horohoro reflechit à tous les bons moments qu'ils ont passé ensemble, a cette première semaine d'entrainement qui les avaient soudés. Au contact charnel dont il revait secrètement depuis quelques temps.

Ren était tombé sous le charme du jeune shaman. Il se disait que ce dernier ressentait surement la même chose. Qui sait? Mais il se posait d'autres questions comme comment le prendraient les autres ou quelles repercussions cela aurait sur leurs resultats en combat. Ren y reflechissait tellement qu'il s'endormit et se reveilla plusieurs fois à des heures differentes.

Le lendemain, Ren se leva le premier. Seul et nu face au soleil levant à travers les fenètres. Il se retourna aperçevant la chute de reins de son ami, son flanc si voluptueux, son corps si doux au regard, ses cheveux... Soudain, sans savoir qu'il est sous le regard affectueux de Ren, HoroHoro se reveille.

-C'est bien, tu commences à te lever plus tot naturellement.

-Hmmm...

-Ca va?

-Oui... On fait quoi aujourd'hui?

-Je pense qu'on va aller faire une petite randonnée en forêt.

-Ca fait partie de l'entrainement?

-Bien sur.

Une fois dehors, ils ont du mal à se parler comme si un mur de silence s'était dressé entre eux. Une fois arrivés devant la forêt, Ren doit expliquer à Horohoro ce qu'ils doivent faire.

-Bon, cette forêt est très grande mais elle fait juste le tour de la montagne. On va donc juste en faire le tour.

Horo regarda Ren d'un air mitigé.

-T'as pas l'air de t'être trop foulé cette fois. C'est à cause d'hier?

-Non, qu'est-ce que tu racontes, il ne s'est rien passé hier! Si tu crois que...

-Mais si, quand j'ai failli m'evanouir là...

Quel idiot... Ren croyait qu'il parlait de leur gêne mutuelle de la veille. Il était obnubilé par HoroHoro.

-Ah!... Oui, evidemment, bien sur.

-Ca va Ren?

-Naturellement!

Cette fois, c'est Horo qui etait inquiet pour Ren. Etait-il gené par leur rapprochement de la veille? Ces derniers jours, il sentait bien que leur amitié se muait en amour. Un amour mélangé a un respect reciproque si profond qu'ils avaient du mal à l'exprimer

-Bon, allons-y! s'écria Ren pour detendre les noeuds qui commençaient à se faire à son estomac.

-Oui. Ca vaut mieux.

Ils commençent à avancer. La ballade suit un chemin predefini. L'ambiance est un peu glaciale mais sans plus. C'est alors qu'un ours sort de fourrés.

-Oups... s'écria Ren.

-Ne bouge pas! s'écria HoroHoro. Si on ne montre pas d'agressivité à son encontre il ne fera rien.

Visiblement, l'ours n'a pas suivi les cours préparatoires à la vie sauvage dispensés à tous les ours de la forêt: Il attaque en direction d'Horo. Ren s'interpose avec sa lance pour defendre son ami sous son regard apeuré.

-Attention, Horo!

-Ren!

Ren semble prêt à depecer l'ours pour sauver HoroHoro, mais ce dernier le pousse violemment sur le coté. Ils tombent presque l'un sur l'autre.

-Que... Mais, Horo!

-Excuse moi, je voulais juste te proteger d'un ours frugivore affamé! Il aurait été jusqu'a briser la lance pour aller jusqu'a cet arbre.

L'ours secoua en effet un arbre qui se trouvait derrière eux. Ren et Horo, voyant cela, eclatèrent de rire. Quelque chose se debloqua en eux. Ils se relevèrent.

-Tu étais prêt à te faire bouffer par un ours pour moi? s'écria Horo.

-Et toi tu n'as pas hesité non plus à me pousser pour m'empecher de commettre une betise... reprit Ren.

Re-blocage. La manière dont ils voudraient se remercier pourrait être mal comprise par l'autre.

Ils se regardent, impuissants pour une fois. Ren fait un pas vers HoroHoro. Qui s'avance egalement. Leurs respirations se font rauques, ils les sentent, chacun ressent ce que l'autre veut lui dire. Ils s'embrassent alors avec une passion brusque comme si l'autre brulait. Les levres de Ren s'entrouvrent pour laisser passer sa langue. HoroHoro l'accepte avec joie, laissant la sienne s'adonner à ces caresses d'une indiscretion sans nom. Le chinois a l'impression de propulser toute son âme dans le corps d'Horohoro qui lui se sent partir en Ren comme si ce dernier était son seul point d'attache.

Lorsque, par manque d'oxygène, ils cessent le baiser, ils se regardent et se mettent à balbutier.

-Que vont en penser les autres? demanda Ren.

-J'ai presque envie de dire qu'on s'en fiche, reprit Horo.

-Moi j'ai surtout envie de toi.

-Moi aussi mais là en pleine forêt...

-Et avec les touristes...

-Et l'ours!

-Si tu savais ce que j'ai pu esperer un moment pareil, s'écria Ren avec beaucoup d'emotion dans la voix.

-Moi aussi, Ren. Ca me fait tout drole! J'ai l'impression d'avoir atteint un but primordial dans mon existence.

-On continue la promenade?

-Ouais. Il faut continuer à s'entrainer.

L'entrainement ici ressemblait plus à une promenade en amoureux dans la forêt. Enlacés, les deux jeunes garçons riaient ensemble, l'un expliquant à l'autre que les traces au sol étaient celles d'un cerf, l'autre expliquant la suite de l'entrainement.

Vers la fin de l'après midi, ils prirent le bain le plus chaud de leur vie entière. Leurs pieds se frolaient, le regard felin de Ren s'entremelait au regard malicieux d'HoroHoro, ils s'embrassèrent avec passion devant un soleil couchant rouge-orangé, l'eau vaporeuse ruisselant sur leurs muscles puissants. Chacun decouvrait l'autre sous un nouveau jour, Ren decouvrit qu'HoroHoro était un garçon très doux et passionné, HoroHoro decouvrit un nouveau Ren, tendre et affectueux. Au bout d'un moment, Ren fit signe a HoroHoro de sortir du bassin.

-Je te propose qu'on aille dans notre chambre et qu'on passe la meilleure nuit qui soit.

-Proposition acceptée, repondit-il en l'embrassant.

Ils rentrèrent à l'hotel. Les deux adolescents étaient en effervescence. Lorsque HoroHoro ferma la porte à double tour, Ren se jeta sur lui et l'embrassa. L'autre fit de même, avec une passion sans égale. Ils s'assirent sur le bord du lit. Ren enleva la veste d'HoroHoro qui retira la chemise de Ren. Le baiser devint tactile, tout en se touchant du bout des levres, ils se caressent mutuellement le torse, chacun veillant à s'attarder sur les points les plus sensibles de l'anatomie de l'autre. HoroHoro se mit à genoux devant Ren et defit sa braguette. Le chinois l'aida à enlever ses affaires. L'Ainou prit le membre de Ren. Il le frotta, provoquant les gemissements du shaman. Il commença à donner de petits coups de langue sur son sexe, tout en le frottant de plus en plus. Il finit par le prendre en bouche entièrement, ses levres commençant un mouvement de va et vient. Ren caresse les cheveux bleus de son ami qui le regarde un instant, la tête renversée, prononçant son nom dans des soupirs puissants. Il achève ce qu'il était en train de faire, allant de plus en plus loin, jusqu'aux bourses du chinois qu'il caresse d'une main libre. C'en est trop pour Ren qui jouit dans la bouche d'HoroHoro qui nettoie minutieusement le sexe de son partenaire avant que ce dernier ne le relève et ne l'embrasse. Ren s'allonge sur le lit, et Horo le suit tout en l'embrassant. Ren plaça ses mains vers le bas ventre de l'Ainou pour lui retirer son pantalon. L'adolescent se laissa faire, faisant entièrement confiance au chinois. Ren entreprit de masturber HoroHoro qui se plaça à califourchon au dessus de son nombril. La situation amusa Ren. Il se recula un peu sur le matelas, faisant en sorte que son membre soit sous les fesses du snow-boarder. Ce dernier rougit de sentir ce sexe gorgé de sang palpiter contre ses fesses. Ren sourit. Le regard d'Horo se fit plus lascif, et il commença à s'empaler sur le membre de Ren, ce qui le fit d'abord souffrir. Ren se mit en position assise pour caresser le torse de son amant et lui chuchotter des mots tendres à l'oreille. Il commence à se sentir mieux, à apprecier la presence de son cher et tendre en lui. D'un coup de hanche, il s'empale complètement. Ren s'inquiète encore, lui caresse le dos tout en l'embrassant, lui lance un dernier regard, regard dans lequel Horo lit du plaisir, de l'excitation et du desir. Il commence a aller et venir sur le membre de Ren, qui se rallonge, tetanisé tant son amant est habile. Ren trouve a peine la force de se saisir du membre de son amant. Ruisselants de sueur, tremblants d'excitation, ils s'unissent dans leurs cris et leurs actes. Horo va de plus en plus vite sur le membre de Ren qui gemit de plus en plus tout en massant le membre de son amour. Ils jouissent tous les deux, Ren se rependant en long jets dans les entrailles d'Horo et Horo se liberant sur le torse de son amant puis s'effondrant doucement sur lui pour l'embrasser. Ren proposa ensuite de se retourner pour qu'Horo lui fasse l'amour. Ce dernier accepta. Ren se retourna, s'attendant à ce que l'Ainou le penetre de suite, mais ce dernier fait durer le plaisir en s'allongeant sur le dos de Ren pour lui embrasser la nuque puis en l'embrassant lorsque ce dernier tourna la tête. HoroHoro se plaça entre les fesses de Ren, caressant ses rondeurs felines du bout des doigts, puis il commença à le penetrer avec une extreme douceur. Ren s'efforça de ne pas crirer de douleur, toutefois, lorsque HoroHoro se mit à bouger, Ren sentit que son corps s'apaisait, que ces mouvements lui apportaient le bien-être qu'il avait toujours recherché, cette tranquilité, cette osmose, ce paroxysme. L'Ainou murmure le nom de son chinois qui, le sourire aux lèvres, les yeux mi-clos, exulte le nom de son amant, c'est là le seul mot qu'ils savent dire à cet instant, des mots comme "bonjour" ou "merci" leur paraîssent depourvus de sens comme si ils les avaient trop dit, Horo continue de se mouvoir en Ren qui se saisit de son propre membre pour accroître ses sensations. Ils brulent de l'interieur, ce sont des torches vives, le shaman des glaces se fond en Ren, ils ne forment plus qu'un. HoroHoro regarde une dernière fois le tatouage de Ren avant de venir en lui dans un ultime coup de rein, alors que ce dernier se libère sur les draps. Horo se retire, Ren se retourne vers lui et l'embrasse avec passion. Ils s'allongent, Ren sur le torse de son amant, la tête posée contre sa poitrine.

-C'était... extraordinaire! s'écria HoroHoro.

-J'ai trouvé aussi.

-Ca veut dire qu'on reste ensemble? demanda Horo.

Ren lève les yeux vers l'Ainou.

-Je crois que c'est clair. C'était notre première fois à tous les deux je presume?

-En effet.

-On reprend l'entrainement dès demain, tu sais.

-Avec plaisir.

-Je t'aime, HoroHoro.

-Je t'aime aussi, Ren.

Ils s'embrassent avant de s'endormir l'un sur l'autre.

Le lendemain, Horo se reveille seul. Il ne trouve pas Ren.

-R... Ren?

Il se lève, s'habille rapidement... Mais ou est-il?

Il cherche dans la chambre, un signe, quelque chose qui lui permettrait de savoir ou il se trouve.

Ses vetements sont là, tous très bien rangés.

-Il n'est pas parti de l'hôtel, se rassura t-il seul.

Mais ou? Ou est-il? Il appelle dans les couloirs de l'hotel. Des vieillards en short le regardent bizarrement.

-Ren? Ren!

La reception l'interpelle.

-Que se passe t-il, jeune homme?

-Euh... mon colocataire, chambre 204, vous ne savez pas...

Une larme s'écoule d'un oeil.

-Vous ne savez pas ou il serait allé?

-Chambre 204? Ah si, on a un mot qu'il vous a...

Horo saisit le feuillet avec une rage inouïe.

"Tu veux un vrai challenge? Trouve moi!"

Il pousse un enorme soupir de soulagement qui surprend les receptionnistes.

-Pourtant ce n'est pas un mot très gentil...

Regard meurtrier d'HoroHoro :

-BANDE D'ENFOIRES, QUI VOUS A PERMIS DE LE LIRE!

Les employés reculent, effrayés.

Horo sort de l'hotel. D'un revers de la main, il s'essuie les yeux.

-J'ai eu peur! Il est con! J'ai flippé à mort!

Il pense savoir ou chercher. Il repart dans la forêt, là ou ils s'étaient revelés l'un à l'autre. Mais il n'était pas là.

Il chercha dans toute la forêt en courant, se faisant ecorcher par des branches perdues, se tordant les chevilles a cause de racines malencontreuses.

La cascade. Oui, peut être!

Il s'y rend. Mais personne.

-Non... Moi qui tenait à passer la journée avec toi...

Son inquietude va de paire avec le sentiment de solitude qui l'envahit. Il se dirige vers la grotte ou il l'avait emmené. Non plus.

-Mais ou es-tu? Ren!

Il passe la moitié de la journée à le chercher. Vers 14 heures, il s'assied sur un rocher et reflechit.

-Il veut me dire quelque chose... Mais quoi? Ou alors... J'ai... J'ai mal fait quelque chose...

Il se sentit cette fois terriblement coupable. Qu'avait-il fait? Cette nuit, c'était si intense... Peut-être pas pour lui...

Un instant, il trouva tout insipide. Là, il entendit quelque chose tomber derrière lui. Il se retourne. Un petit mot attaché à une pierre.

"Alors? Tu abandonnes déjà?"

Il sourit. Ca n'avait peut être rien à voir, finalement.

Sa recherche s'orienta dans l'interieur de la forêt. Mais toujours rien. Son regard se portait maintenant vers le sommet des arbres mais il se dit que Ren ne s'y trouverait pas. Il s'orienta plutot vers les clairières avec un grand sentiment de resignation. Finalement, il était peut-être vraiment parti...

Une fois dans une clairière isolée, il s'aperçut qu'il y avait des buissons autour de lui, Ren s'y trouvait peut-être!

-Ren?

Pas de reponse.

-Ren, ce n'est plus drole, là! Je ne t'ai même pas vu ce matin!

Pas de reponse.

-Tu... Tu n'imagines pas comme je me sens mal, là...

Pas de reponse.

-Est-ce que c'est de ma faute? Ren!

Pas de reponse.

-Ren! Ren! REEEEN!

Il s'effondre en sanglots, au sol, tout minable, tout frissonnant de tristesse comme un petit animal sur lequel on braquerait un fusil.

-Ren, reponds moi! Je t'en prie! Je t'en supplie!

-HoroHoro?

Il se retourne. C'est Ren!

-REN! T'ETAIS OU?

Il se jette à son cou. Mais il se ravise et semble enervé.

-Tu... T'es vraiment con! J'ai eu peur!

-Je sais. J'ai vu. Desolé si...

-Pourquoi tout ça?

-Parce qu'imagine un peu que nous fassions l'amour juste avant un combat important. Tu as vu ta réaction devant une situation desesperée?

-Mais Ren... Je me suis donné à toi, tu as été le premier... Comment peux tu me tester dans un moment pareil? J'esperais me lever à tes cotés et...

Le chinois baisse la tête.

-Pardon, j'aurais du... Je voulais verifier quelque chose, c'est tout.

-Verifier? J'ai eu la peur de ma vie! J'ai cru que tu m'avais laissé, ou pire, que tu m'avais trouvé trop mauvais hier et...

Ren le gifla.

-Abruti! Toi, trop mauvais? HoroHoro, tu as été mon premier à moi aussi. Si j'ai fait ça, c'est pour une bonne raison! Imagine que nous nous battions, et que l'un de nous deux soit en situation difficile, que ferais-tu?

-Quelle question, je viendrais t'aider!

-Certes, dans un combat en equipe, bien sur. Dans l'optique d'un combat en face à face, tu ferais quoi?

-Contre toi?

-Avec le Shaman fight on ne sait jamais.

Horo s'avera incapable de repondre.

-Je ne sais pas... Je crois que je declarerais forfait.

-Tu sais quoi? c'est exactement ce que je ferais aussi.

-Mais alors...

Ren vint s'accroupir près de son cheri.

-Exactement. Il n'y a pas que toi qui étais testé. Je me testais personellement aussi. J'ai eu beaucoup de mal à rester caché.

-Ren... Je t'aime tant.

-Mais moi aussi, je t'aime mon petit HoroHoro. Et c'est avec tout cet amour que je vais continuer à t'entrainer et par là même à m'entrainer.

-Merci.

-Allez, relève toi, on va manger un bout, et après on ira faire une petite ballade pour terminer la journée.

Ils s'embrassèrent avec une passion sans nom, puis ils se relevèrent et s'eloignèrent dans les fourrés pour rejoindre le restaurant... Chinois, bien sur!

FIN

# Posté le mardi 30 août 2005 12:36

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